OGM – La contamination invisible

OGM – La contamination invisible (titre d’un dépliant 2014 imprimé sur papier recyclé non blanchi au chlore)
Nous voilà prévenus par l’association Greenpeace.
Vous avez dit “invisible” ?
Mais si c’est invisible, comment l’agriculteur meunier (page intérieure du dépliant) a-t-il su que “des grains OGM s’étaient glissés dans des semences garanties sans OGM” ?
D’ailleurs, tout individu peut tester lui-même cette contamination soi-disant invisible par les méthodes les plus basiques de la biologie moléculaire. Sans connaissance scientifique, cela nécessite de s’adresser à un laboratoire, ou de rejoindre gratuitement un laboratoire communautaire de biologie comme il en existe dans la plupart des pays occidentaux.
Le reste du dépliant est une série d’affirmations dépourvues de références sauf, dans le meilleur des cas, une référence du style “En avril 2008, les experts de l’ONU…”.
Tout ceci n’empêche aucunement les agriculteurs des pays pauvres de voter pour les OGM avec leurs pieds (et leurs socs). Ni nos agriculteurs d’importer massivement des OGMs pour alimenter leurs animaux d’élevage. Voici un point clair d’amélioration potentielle de notre balance des paiements…
On peut le voir autrement. Si nos pays d’Europe occidentale persistent à refuser les cultures d’OGMs sur leur sol, c’est une magnifique leçon de civisme à l’échelle mondiale, puisque cela revient à redistribuer les richesses de nos pays vers les plus pauvres.