La nature de l’informatique

Hervé Le Crosnier est un enseignant-chercheur en informatique de Caen qui se mêle beaucoup de biologie.
Son discours en résumé : “L’informatique ne présente pas de danger, au contraire du génie génétique et de la biologie synthétique”.

Reconnaissons d’abord que du danger peut effectivement provenir d’agents biologiques, en particulier de ce que M. Le Crosnier nomme avec des trémolos dans la voix “la nature” : maladies infectieuses, plantes et champignons toxiques, animaux féroces, humains stupides etc.

Cependant personne n’a encore été blessé ou tué par un OGM depuis plus de 40 ans qu’il s’en construit. Personne.
Et beaucoup ont été sauvés par les OGMs. Citons pelle-mêle à titre d’illustration quelques maladies soignées ou diagnostiquées par des OGMs ou leurs produits : diabète, sida, hémophilie, malaria, hépatite, nanisme, cancer du sein.

En revanche il serait difficile de prétendre que l’informatique chère à M. Le Crosnier soit aussi innocente qu’il le prétend. Citons sans chercher bien loin :
la cyber criminalité : En Europe, son coût avait en 2011 atteint 750 milliards d’euros par an. Les banques US ont perdu en 2011 0,7 milliards d’euros par le fait de voleurs traditionnels, et 9,2 milliards d’euros à cause des cyber criminels.
les transactions haute-fréquence, algorithme contre algorithme, qui ruinent irrationnellement des gens.

Les bilans respectifs étant établis pour l’heure, nous pourrions penser que l’affaire est claire. Sauf évidemment pour les tenants de la juste cause.
Secondairement existent peut-être des questions de compétence :

par “Murmure” (18 juin 2010)
M. Hervé Le Crosnier : “Mais l’insuline… n’est pas obtenus par la biologie synthétique, mais par des manipulations génétiques en milieu confiné.”
Pour enrichir vos connaissances :
LA BIOLOGIE SYNTHETIQUE Qu’est-ce que c’est ? Par l’École Polytechnique de Lausanne
et l’insuline y figure en bonne place.

Enfin arrive l’explication ultime. Il ne s’agit de rien de moins que du péché originel :

Car vendre est bien l’objectif de ces recherches en biologie synthétique. Venter a déposé en mai 2007 un brevet […] Nous sommes loin de la recherche visant à « comprendre la nature » et à expliquer les phénomènes biologiques… mais bien dans la course aux applications, susceptibles de faire frétiller les investisseurs du capital-risque.

Conclusion :
Comment M. Le Crosnier saurait-il prétendre au titre de chercheur scientifique s’il glose dans ses domaines d’incompétence et se montre incapable de raisonner rigoureusement à partir de sources validées ?
Ne pourrait-on pas employer son salaire pour embaucher deux chercheurs juniors qui feraient du travail scientifique honnête ?
Non, on me signale à l’instant que l’industrie nationale affaiblie par ses puissants et géniaux coups de boutoir ne permet plus par son imposition à l’Etat de payer son salaire.