Morceaux choisis :
2) PYEONGCHANG, SOUTH KOREA– In a unanimous decision of 194 countries, the United Nation’s Convention on Biological Diversity (CBD) today formally urged nation states to regulate synthetic biology (SynBio), a new extreme form of genetic engineering.
4) Until now, synthetic organisms have been developed and commercialized without international regulations; increasing numbers of synthetically-derived products are making their way to market.
3) The United States is not a signatory to the CBD, making it one of only three countries that will not be formally bound by this decision (the other 2 are Andorra and the Holy See).
5) « The multibillion-dollar SynBio industry has been slipping untested ingredients into food, cosmetics and soaps; they are even preparing to release synthetically modified organisms into the environment,” said Dana Perls of Friends of the Earth-U.S. “
1) Many of the diplomats negotiating at the UN Convention had instructions to establish a complete moratorium on the release of synthetically modified organisms. However, they faced stiff opposition from a small group of wealthy countries with strong biotech industries, particularly Brazil, Canada, New Zealand, Australia and the UK.
En clair et en français :
1) Les pays ne possédant pas la technologie de la biologie synthétique (BS) voulaient un moratoire qui diminuerait les conséquences de leur retard technologique. Les autres pays n’y étaient pas favorables. Jusque là on suit la logique.
2) Les premiers pays sont plus nombreux, et avec l’aide d’ONG bien intentionnées ont réussi à faire adopter une position aberrante à l’unanimité.
3) Le pays de loin le plus avancé au monde en BS est les USA, le seul non signataire du CBD.
4) Il n’existerait soit-disant pas de règlementation des produits de la BS. Ce qui est totalement faux puisque les produits sont réglementés selon leur catégorie d’appartenance (médicament par exemple), et selon leurs procédés de production de même (OGM par exemple). Ce point a été analysé par de nombreuses institutions nationales et internationales comme l’OCDE. En outre, ces ONGs se coupent en qualifiant SB de “a new extreme form of genetic engineering” car ce qualificatif contredit la soi-disant absence de règlementation.
5) On est prêt à raconter n’importe quoi pour emporter cette décision réactionnaire.
Conclusions :
a) Cette décision est très favorable aux USA, déjà les plus avancés.
b) Le lobby anti-OGM raconte n’importe quoi, mais bon puisque c’est pour une juste cause.
c) L’ONU entérine ce n’importe quoi sans mot dire et sans maudire.
d) Tout cela met en danger sauf aux USA les tentatives de remplacer les ressources fossiles par des renouvelables. Nous attendons les réactions outrées des ONGs de protection de l’environnement et opposés à l’augmentation anthropique de l’effet de serre !